15.07.2026
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Les Changements Fréquents de Règles de la FIFA Créent de la Confusion Pendant la Coupe du Monde

The World Cup of Calvinball: Fifa’s hasty changes turn refereeing into a free-for-all | Beau Dure

Le jeu capricieux de Calvinball, présenté dans la bande dessinée emblématique Calvin et Hobbes, illustre parfaitement l’état actuel de l’arbitrage au football, en particulier pendant la Coupe du Monde. Dans ce jeu fictif, les règles sont insaisissables et peuvent changer à tout moment, tout comme les réglementations régissant le football international.

Au cours des premières années de la Major League Soccer, le terme Calvinball était souvent utilisé de manière péjorative pour décrire l’incohérence des règles de la ligue concernant l’acquisition de joueurs et les plafonds salariaux. Par exemple, alors que la ligue maintenait des limites salariales strictes, des exceptions étaient faites pour des joueurs de renom comme Jorge Campos, du Mexique. La ligue a également facilité l’entrée du jeune prodige Freddy Adu au DC United, malgré l’insistance de sa famille sur ce transfert.

Les Coupes du Monde reflètent souvent cette approche chaotique, surtout lorsque des applications inattendues des règlements de la FIFA émergent, comme l’annulation d’une interdiction de carton rouge pour un joueur vedette du pays hôte. Les différentes interprétations des fautes par les arbitres issus de régions variées peuvent ajouter à la confusion, car ce qui semble être une faute claire pour un officiel peut ne pas être perçu de la même façon par un autre.

La FIFA aggrave la situation en insistant sur le fait que les mises à jour annuelles des lois du jeu doivent entrer en vigueur pendant la Coupe du Monde et non après. Bien que la FIFA ait un mot à dire dans les règles grâce à son pouvoir de vote au sein de l’International Football Association Board, elle conserve l’autorité de décider quand ces changements sont appliqués. Les lois adoptées le 1er juillet peuvent s’appliquer à des compétitions qui ont commencé avant cette date, mais la FIFA choisit de faire appliquer ces nouvelles règles lors de la Coupe du Monde, ce qui peut entraîner des incohérences dans l’arbitrage.

Certaines modifications de règles sont claires, comme le passage à cinq substitutions par match en 2022, ce qui était facile à comprendre pour les fans. De même, la mise en œuvre de la technologie de la ligne de but, testée avant la Coupe du Monde 2014, s’est révélée facile à maîtriser.

If VAR is supposed to help, why do so many football fans hate it? – video

Cependant, des changements révolutionnaires apparaissent souvent lors de la Coupe du Monde. La technologie de l’arbitre assistant vidéo (VAR) a été introduite en 2018, précédant son utilisation dans de nombreuses ligues européennes d’élite. Bien que certaines modifications puissent sembler mineures, elles peuvent avoir des répercussions significatives sur le match.

Prenons le cas de Miguel Almirón, du Paraguay, par exemple. Lors du match de son équipe contre les États-Unis, Almirón est tombé au sol, entraînant l’arbitre Danny Makkelie à montrer un carton jaune au défenseur Tim Ream. Selon les lois révisées, la clause de “fausse identité” stipule désormais que si un joueur est pénalisé pour une infraction commise par un autre joueur, le carton original peut être annulé. Les ralentis ont confirmé qu’Almirón avait simulé la faute, entraînant l’annulation du carton jaune de Ream et l’avertissement d’Almirón pour ses actions.

Lors des quarts de finale, la chance a également tourné pour Breel Embolo, de la Suisse, lorsque le carton jaune initialement donné à Leandro Paredes, d’Argentine, a été annulé en raison d’une fausse identité, entraînant finalement le carton rouge d’Embolo et laissant la Suisse en infériorité numérique dans un match décisif.

En plus de la règle de la “fausse identité”, un changement récent stipule qu’un joueur remplacé doit quitter le terrain dans les dix secondes suivant le signalement de l’arbitre. Cela ouvre la porte à un éventuel jeu de duperie, car les joueurs pourraient simuler des blessures pour retarder leur sortie.

Les arbitres sont responsables de permettre la poursuite du jeu pour des blessures mineures tout en arrêtant le match pour des blessures plus graves. Cette Coupe du Monde a vu de nombreux cas où le jeu a continué malgré un joueur au sol, ce qui a entraîné de la confusion parmi les joueurs et les officiels. Le fair-play traditionnel consistant à arrêter le jeu pour un joueur blessé devient de plus en plus rare.

Certaines lois semblent avoir été complètement oubliées. Par exemple, retirer son maillot lors d’une célébration de but reste une infraction sanctionnée par un carton jaune, peu importe si le but est annulé. Le joueur égyptien Mostafa Ziko n’a pas reçu de carton jaune pour une célébration survenue après un but annulé contre l’Argentine, bien qu’il ait ensuite marqué un but valide qui a permis à son équipe de prendre les devants.

De plus, la FIFA n’a pas appliqué de protocoles concernant la suspension des matchs en raison de chants offensants dans les tribunes. Le Mexique a déjà fait face à des sanctions pour de tels comportements par le passé, mais des matchs récents ont continué sans répercussions, même lorsque les chants étaient suffisamment forts pour être entendus à la télévision.

Bien que les officiels aient été méticuleux sur certains appels, ils ont également pris des décisions déroutantes. L’égalisation de la Croatie contre le Portugal a été annulée lorsqu’un capteur a indiqué qu’un ballon avait touché Igor Matanovic juste avant qu’un coéquipier ne marque. Malgré le fait que Gvardiol était en position de jeu au moment de la passe, le contact minime a invalidé le but.

De telles décisions ont conduit de nombreux fans à s’interroger sur l’existence même du VAR. Bien qu’il ait été efficace dans d’autres sports, son application au football continue de faire l’objet de critiques.

En fin de compte, certains appels dépendront toujours du jugement humain. L’appel controversé contre Folarin Balogun des États-Unis illustre ce point, alors que les débats continuent de savoir s’il aurait dû être capable d’atterrir en toute sécurité face à un défenseur.

Tout ce que la FIFA et l’IFAB peuvent faire, c’est s’efforcer d’améliorer la communication concernant les règles. Malheureusement, la loi sur les infractions de main a été modifiée si souvent ces dernières années qu’elle ressemble à un jeu de téléphone cassé, où le message original devient déformé.

Alors que le monde regarde avec une confusion croissante, il est peut-être temps pour la FIFA de reconsidérer la sagesse d’implémenter de nombreux changements durant un tournoi aussi visible.

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