Le parcours de l’Angleterre lors de la Coupe du Monde a suscité des discussions sur les défis posés par l’altitude après leur match contre le Mexique au stade Azteca. Cependant, une préoccupation plus pressante pourrait être la distance cumulée vertigineuse que l’équipe a parcourue, qui dépasse de loin celle de ses concurrents.
La Fédération Anglaise de Football a décidé de baser l’Angleterre à Kansas City, malgré l’absence de matchs programmés dans cette ville. Cette stratégie visait à minimiser la durée des vols pour les joueurs, mais a entraîné des allers-retours d’au moins670 milespour chaque match, en fonction des distances directes entre leur camp et les lieux de match.
Avec des destinations telles que Foxborough, East Rutherford et Mexico City dépassant1,100 milesdans chaque sens, la distance moyenne parcourue par l’Angleterre pour ses cinq premiers matchs s’élève à environ1,842 miles. Ce chiffre est à peu près équivalent à un aller-retour de Londres à Lisbonne, un trajet qu’un footballeur habitué au jeu européen pourrait facilement gérer. Il est à noter que le kilométrage total des allers-retours de l’Angleterre dépasse celui de l’ensemble des déplacements de la France et est supérieur de plus de3,000 milesà celui de leur prochain adversaire, la Norvège.
Le plus court voyage retour pour l’effectif anglais s’est déjà avéré plus long que tout déplacement effectué par leurs homologues français. De plus, l’Angleterre a joué tous ses matchs dans des lieux différents, Miami Gardens devant accueillir leur sixième rencontre contre la Norvège samedi. En revanche, la Norvège a choisi une approche de voyage plus simplifiée, restant dans une seule ville à Greensboro, Caroline du Nord, durant la phase de groupes avant de se déplacer pour leurs matchs à élimination directe.
Certaines équipes ont bénéficié de leur choix de camp de base, permettant de réduire les distances de voyage entre les matchs. Par exemple, la Belgique est située à seulement10 milesdu stade de Seattle à Renton, Washington, où ils ont disputé leurs deux premiers matchs à élimination directe. De même, l’Argentine a établi son camp à Kansas City, coïncidant avec leur match d’ouverture et leur quart de finale là-bas. L’Angleterre, cherchant à terminer en tête de son groupe, aurait pu choisir stratégiquement un camp plus proche de ses matchs à élimination directe, comme Atlanta, afin de réduire sa charge de voyage durant la phase de groupes.
Ce cas souligne qu’une variété de facteurs influence la sélection d’un camp de base au-delà de la simple distance par rapport aux lieux de match. L’impact de voyages plus longs sur la performance est difficile à quantifier. Cependant, avec l’Angleterre ayant effectué trois allers-retours qui dépassent le total des déplacements de la France, cela pourrait devenir un facteur significatif si les équipes se rencontrent en finale.
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