Le 28 juin à 16:38 UTC, Donald Trump a publié un message sur Truth Social, une action habituelle pour lui. Plus tôt dans la journée, il avait également partagé des messages à 15:58 UTC, 15:59 UTC, et deux fois à 19:42 UTC, tous livrés dans son style signature, presque caricatural, rappelant un personnage de publicité télévisée des années 1970.
Ses publications de cet après-midi variaient largement, se vantant de son impressionnant nouveau salon de bal, d’un long commentaire sur l’état de plusieurs terrains de golf, et de plaintes concernant la perte d’un récent appel dans son affaire d’agression sexuelle. Notamment, le juge a permis au jury de visionner une vidéo où Trump semble se vanter de son comportement, illustrant le contexte troublant entourant cette figure.
Parmi ces messages, le post de 16:38 UTC se distinguait par son ton relativement sobre et son accent sur la Coupe du Monde. Trump a déclaré.
« Les chiffres de la FIFA sont bien supérieurs à ceux de toute Coupe du Monde dans l’histoire. C’est un grand hommage aux États-Unis d’Amérique »
, faisant référence à des chiffres d’affluence record de 4,6 millions de spectateurs à travers les villes hôtes.
Cependant, ces chiffres doivent être abordés avec prudence. La Coupe du Monde actuelle comporte plus de matches que l’ensemble de l’événement au Qatar en 2022, semblable à revendiquer qu’un plus grand burger est intrinsèquement meilleur. Ce qui rend ce post significatif, c’est qu’il reconnaît effectivement la Coupe du Monde, un événement dont Trump est largement absent durant les 22 premiers jours et 82 matches.

Historiquement, Trump a prospéré sous les projecteurs, rendant son absence actuelle lors des matches déconcertante. Cette réticence semble stratégique, surtout compte tenu de sa tendance à dominer les conversations avec son style de communication bruyant.
Cette approche est essentielle pour comprendre sa présence dans le paysage mondial complexe d’aujourd’hui. À mesure que les empires se lèvent et tombent, les dynamiques évoluent ; par exemple, le chaos historique de la Chine s’est transformé en un régime centralisé exploitant la technologie pour la stabilité. Les États-Unis font désormais face à ses propres défis, luttant contre une cacophonie de voix qui menace de déstabiliser son discours.
Trump semble saisir cette réalité, reconnaissant qu’une absence de cohérence peut même transmettre un type de clarté. Son silence durant un événement culturel majeur signale un choix délibéré, peut-être en écho à la présence atténuée de Vladimir Poutine lors de la Coupe du Monde 2018 en Russie, période durant laquelle la dissidence publique a été efficacement réprimée.
En 2018, Poutine a assisté à des matches sans faire de déclarations provocatrices. Cette stratégie visait à éviter l’examen durant un moment où le monde observait de près. Jusqu’à présent, de nombreux conflits anticipés autour de cette Coupe du Monde ne se sont pas matérialisés.
Des rapports indiquent la présence d’agents de l’Immigration et des Douanes des États-Unis (ICE) dans d’autres lieux durant le tournoi, mais ils n’ont pas été proéminents dans les villes hôtes, créant une atmosphère plus accueillante pour les fans visiteurs.

Plusieurs explications plus simples existent pour l’absence de Trump. Sa sensibilité au sentiment public le décourage probablement d’assister à des matches sur la côte ouest, où il a déjà fait face à l’hostilité. Des annonces récentes ont suggéré qu’il pourrait assister au match États-Unis contre Belgique à Seattle, mais le scepticisme demeure.
Les expériences précédentes de Trump, telles que le fait d’être hué lors des finales de la NBA, pourraient également le dissuader d’assister à des événements de la Coupe du Monde, où la réaction de la foule peut être imprévisible. L’attrait de la Coupe du Monde, avec son atmosphère vibrante, pourrait éclipser tout commentaire politique potentiel.
De plus, la nature même du football peut contribuer à son absence. Malgré son commercialisme, le sport reste résistant à la manipulation, montrant une base de joueurs diversifiée qui reflète les démographies américaines plus larges. Cette représentation multiculturelle contraste fortement avec la rhétorique souvent exclusive de Trump.
À mesure que le tournoi progresse, l’image d’une équipe française diversifiée excellant sous une seule bannière émerge, créant potentiellement un inconfort pour Trump, qui pourrait préférer un récit moins inclusif.
En fin de compte, bien qu’il y ait peu de croyance qu’un événement sportif mondial puisse modifier le cours du discours politique, l’absence de Trump à la Coupe du Monde signifie une décision calculée, une forme de sportwashing à part entière. Cela reflète une prise de conscience du paysage politique actuel et des complexités de l’identité dans le sport. Pour l’instant, il pourrait trouver prudent de rester à l’écart.
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