L’armée mexicaine a réussi à intercepter et à abattre un drone non enregistré détecté près de la base d’entraînement de l’équipe sud-coréenne alors qu’elle se préparait pour son match de Coupe du Monde contre les co-organisateurs, le Mexique. Selon un agent fédéral, le personnel militaire a agi rapidement avec un équipement de détection spécialisé pour neutraliser l’objet volant.
La semaine dernière, le Mexique a remporté son match d’ouverture du Groupe A, tandis que la Corée du Sud a également triomphé contre la Tchéquie le même jour.
Il reste incertain si le drone avait pour but de surveiller les joueurs sud-coréens. L’entraîneur Hong Myung-bo a commenté l’incident en déclarant.
« Pendant notre entraînement, il y avait un drone dans le ciel. Mais heureusement, c’était juste avant que nous pratiquions nos tactiques, donc cela ne nous a pas impactés. Cependant, alors que nous nous préparions pour le match, c’était le moment le plus important, donc ce qui s’est passé était malheureux. »
Les détails concernant le moment de l’incident et d’éventuelles arrestations n’ont pas été divulgués par l’officiel. Il a noté que plusieurs drones avaient été neutralisés ces derniers jours alors qu’ils tentaient de franchir les zones de sécurité autour des sites à Mexico, Guadalajara et Monterrey, les trois villes hôtes du tournoi, ainsi que les camps de base des équipes et les festivals de fans.
Mesures de sécurité pour la Coupe du Monde
En mars, les autorités mexicaines ont lancé une opération de sécurité pour la Coupe du Monde appelée « Plan Kukulkán », impliquant environ 100 000 membres du personnel militaire et des forces de l’ordre, tant fédérales que locales. Cette stratégie complète comprend des systèmes d’alerte précoce, des mesures de sécurité strictes dans les stades, les aéroports, les routes et les hôtels, ainsi que des protocoles de protection pour les équipes, les officiels et les fans.
Au Canada, les drones non autorisés sont interdits de vol au-dessus des sites de la Coupe du Monde et de plusieurs lieux d’entraînement à Vancouver et Toronto dans le cadre des précautions de sécurité. Ces restrictions resteront en vigueur jusqu’au 7 juillet, date du dernier match prévu dans le pays.
Incidents précédents de drones
En 2024, l’équipe féminine canadienne a été accusée d’avoir utilisé un drone pour surveiller une séance d’entraînement de la Nouvelle-Zélande avant leur match d’ouverture aux Jeux Olympiques de Paris. Cette controverse a entraîné la suspension de deux membres du personnel d’entraîneurs, y compris l’entraîneur principal Bev Priestman, qui a été par la suite renvoyée par Canada Soccer. Les champions olympiques en titre de Tokyo ont ensuite été pénalisés de six points dans leur classement de groupe à la suite de cet incident.
Canada Soccer a conclu que l’incident n’était pas une erreur isolée, mais plutôt le reflet d’un problème plus large de manque de supervision au sein des équipes nationales.